Les syndicats veulent des mesures pour les non-titulaires

Publié le par cftcmairiedecompiegne

Avec l'AFP / 31/08/2010 publié dans : Actu Emploi - France

 

Les syndicats de fonctionnaires ont réclamé des mesures en faveur des non-titulaires, le 31 août, à l'occasion de la présentation du rapport annuel sur l'état de la fonction publiuqe au CSFPE montrant que leur part dans les effectifs a augmenté en 2008.

La proportion de non-titulaires est passée en dix ans de 14.4 % à 16.5 % selon le rapport annuel sur l'état de la fonction publique 2009-2010, présenté mardi au Conseil Supérieur de la Fonction Publique d'Etat.

 

Fin 2008, les trois fonctions publiques (Etat, Hospitalière et Territoriale) employaient 4.2 millions de fonctionnaires, 873 000 non-titulaires, 103 000 médecins, 56 000 assistants maternelles et 46 200 ouvriers d'état.

 

Dans la seule fonction publique d'Etat, le nombre de non-titulaires a augmenté de  12 581 en 2008, alors que 77 500 postes ont été supprimés.

 

Le rapport est très incomplet, car incapable de dire la proportion de CDI parmi les non-titulaires, a déclaré Anne Baltazar, Secrétaire Général des fonctionnaires FO, qui réclame un plan de titularisation, mais aussi des mesures de meilleur encadremetn du recours aux non-titulaires.

 

Dans l'enseignement, on voit des contrats de dix mois, interrompus au momen des vacances scolaires par deux mois de carences, sans salaire, a-t-elle dénoncé.

 

Pas de calendrier

 

Le Président de la République s'était déclaré fin octobre prêt à envisager la titularisation progressive des contractuels dans la fonction publique.

 

Le Secrétaire d'Etat à la Fonction publique Georges Tron avait réuni fin juin les syndicats pour relancer les groupes de travail, en vue d'un accord qui déboucherait sur un projet de loi, d'ci décembre, mais aucun calendrier n'est encore fixé, a indiqué Anne Féray (FSU).

 

Les approches du gouvernement peuvent être pour une part d'entre elles assez conflictuelles car ils proposent ce qu'ils appellent un contrat d'opération, d'une durée indéterminée mais dont on sait que l'échéance pourra arriver sans délai, ni préavis, a-t-elle averti.

 

Dans l'éducation nationale, on propose presque systématiquement des mi-temps aux assistants, contre leur gré, avec rémunérations faibles, a-t-elle souligné.

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